Anne, écrivain public installée à Châteaubourg en Ille et Vilaine (35) se prête au jeu du questionnaire :
Qui sont vos principaux clients ?
Des particuliers qui souhaitent écrire leur récit de vie. Mais aussi des entreprises et de collectivités qui souhaitent avoir une aide ponctuelle dans la mise à jour de leur courrier ou de leur communication.
Qu’est-ce que qui vous motive dans votre profession ?
La richesse des rencontres, la liberté d'emploi du temps, la diversité des travaux et écrire, écrire......Je ne suis pas faite pour inventer des histoire ou des romans. Alors, mettre par écrit ce que d'autres ont en tête ou ont vécu, c'est passionnant. J'ai suivi des études et des formations qui m'aident à "accoucher" les idées des autres, les pousser jusqu'au bout de leur ressenti pour trouver vraiment les mots et les émotions qu'ils veulent mettre à jour. Pour autant, cela m'aide également à savoir ce qu'ils ne veulent pas révéler et ainsi je peux donc protéger l'entrée de leur jardin secret . ...
Qu’est-ce qui vous agace dans les idées reçues sur les écrivains publics ?
Que nous écrivons pour des illettrés. Les rencontres que j'ai faites sont celles d'érudits, de chefs d'entreprise, d'étudiants...qui étaient à court de temps ou qui avaient besoin d'une plume chirurgicale, ou simplement besoin de techniques "d'écoute active" pour bien démêler leurs pensées, ou encore de quelqu'un qui rendrait accessibles au grand public des savoirs pointus ...
La demande la plus insolite qui vous ait été faite ?
On m'a demandé d'écrire un livre d'investigations sur les conséquences d'un dramatique accident qui fait encore couler beaucoup d'encre dans les médias. Mais on m'a proposé une rémunération sur droits d'auteurs, ce qui ne correspond pas à mes méthodes de travail.
J'ai également eu à bâtir une campagne électorale pour une candidate aux cantonales.
Et la plus touchante ?
Celle d'une dame qui a élevé seule sa petite-fille, dont les parents ont trouvé la mort dans des conditions très douloureuses. Et cette petite-fille, devenue adulte et maman, a été battue et abusée par un compagnon qui vivait à ses crochets.
Cette très douce et délicate grand-mère m'a demandé de l'aider à écrire son témoignage pour le procès. Les mots suintaient directement d'un cœur en souffrance. Il fallait en extraire des faits objectifs, utilisables par les juges et avocats.
- Contactez Anne Steyer via sa fiche sur Plumes&Mail

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